En Italie, le démantèlement des échelons de proximité de l’État commence, un Maire s’oppose !

En Italie également, le pouvoir propose le démantèlement des échelons de proximité de l’État : les communes et les provinces. Le regroupement des communes aboutirait à la suppression de près de 2 000 communes tandis que 30 provinces environ seraient également rayées de la carte pour des économies,  mais un avec objectif,  renforcer politiquement les communautés de commune et les régions, échelon local privilégié par l’Union Européenne.

Dans le détail : Ces mesures sont contenues dans un décret adopté vendredi 12 août 2011,  en conseil des ministres. Elles entrent en vigueur immédiatement mais devront être ratifiées par le Parlement italien dans un délai de 60 jours.

Le ministre chargé de la réforme administrative, Roberto Calderoli, a expliqué  que le regroupement de communes et la suppression d’administrations intermédiaires entre les municipalités et les régions permettraient de faire d’importantes économies.

Ces suppressions vont toucher les villes de moins de 3.000km2 ou de moins de 300.000 habitants. Entre 29 et 35 collectivités locales devraient ainsi être concernées, a ajouté M. Calderoli, selon lequel le nombre exact sera fixé à l »issue d »un recensement prévu cet automne.

Les localités de moins de 1.000 habitants seront fusionnées avec d »autres communes plus grandes, une réforme qui va affecter quelque 1.970 communes sur les 8.094 existant actuellement en Italie, selon le gouvernement. Concrètement, ce sera la suppression de plusieurs milliers d’emplois, dont 5.000 postes d’élus locaux, selon M. Calderoli. Le débat sur la simplification administrative en Italie est récurrent  depuis de nombreuses années.

Un Maire résiste, provoque et menace :

Acceglio est l’une des 1.970 communes concernées par le projet de loi. Proche de la frontière française, à environ 70 kilomètres de Turin. Située dans une vallée alpine verdoyante, elle compte 170 habitants, âgés de plus de 60 ans pour 60% d’entre eux. Son maire, Riccardo Benvegnù,  pour éviter à sa commune de disparaître, n’a pas hésité à écrire à son homologue de Lampedusa pour lui demander de lui envoyer…830 immigrés !Provocation, bien-sûr, mais d’autres maires lui ont depuis emboîté le pas.« Oui, nous démissionnerons si la Chambre et le Sénat font passer cette mesure sans la modifier », s’est ému dans La Repubblica le maire d’Acceglio, qui s’exprimait devant une quinzaine de maires tous acquis à sa cause sur une place de son village. « Nous voulons voir ce qu’il se passera si les collègues du Piémont, de Lombardie et de Vénétie, nous suivent », ajoute-t-il. La révolte ne faiblit pas. Plusieurs centaines de maires italiens, de toutes tendances, se sont réunis à Milan dernièrement pour protester plus généralement contre les sévères coupes imposées aux communes, même à celles qui ne doivent pas disparaître.

Source:  Site d’informationTF1/LCI   http://lci.tf1.fr/monde/europe/italie-pour-sauver-sa-commune-il-veut-accueillir-830-immigres-6665215.html

 

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Que les Schémas de coopérations soient co-produits avec les élus …

« Il faut que les Schémas de coopérations soient co-produits avec les élus … » C’est Philipe Richert, Ministre des collectivités qui l’a dit. « Ne pas passer en force »,  disait au printemps M François Fillon, 1er Ministre, « … Si certains préfets ne l’ont pas compris, dites-le moi, je leur dirai… »

Et c’est une dépêche de l’AFP qui est la source, AFP qui appréciera un lien vers son site pour user du droit de citation… http://www.afp.com/afpcom/fr/

Il ne reste plus qu’à connaitre et comprendre qui composent les CDCI, Commissions Départementales de Coopération Intercommunales !

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Roya : les citoyens seront-ils bâillonnés ?

Voilà maintenant plus d’un an que le MoDem des Alpes-Maritimes suit la recomposition administrative prévue des cinq communes de la Roya aux côtés de l’association «Roya citoyenne».

Le travail de cette association a permis d’imposer peu à peu dans le débat public la difficile question de l’intercommunalité. Aujourd’hui, les deux tiers des conseillers municipaux et trois maires sur cinq sont favorables à la création d’une communauté de communes autonome en Roya.

Alors que les décideurs départementaux entendent verrouiller le débat et conserver une mainmise partisane sur toutes les instances en devenir, le MoDem reste attaché aux principes éminemment démocratiques. C’est pour cela que nous avons été de ceux qui ont travaillé au désengagement de la CARF, alors promise à Nice et à la Nice Côte dAzur, sans aucune consultation de ses habitants. C’est pour cela aujourd’hui que nous soutenons la «consultation populaire» prévue le 4 septembre en Roya à l’initiative des associations, dans la mesure où son organisation en a été interdite aux communes.

Nous en appelons à l’arbitrage national et impartial du Préfet, car c’est à lui seul d’arrêter le schéma départemental de coopération intercommunale, après avis de la CDCI, en rappelant que la consultation du 4 septembre prochain n’aura pas de valeur décisionnelle.

Philippe Briand Vice-président du MoDem 06
Laurence Forestier et André Robilliart Responsables de la 4 ème circonscription

Retrouver ce communiqué et d’autres articles sur le blog de Philippe Briand http://www.philippe-briand.fr/

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« Lettre ouverte au citoyen Jean-Michel Drevet (préfet des Alpes-Maritimes) ».

Cliquer sur l’image pour agrandir…

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Consultation dans la Roya (06) Communiqué de presse du Préfet des Alpes-Maritimes

CABINET DU PREFET
Communication interministérielle
Nice, le jeudi 25 août 2011
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Consultation dans la Roya
La phase de consultation relative à l’élaboration du schéma départemental de
coopération intercommunale, qui prévoit l’extension de la Communauté
d’agglomération de la Riviéra Française aux cinq communes de la Roya, s’est
achevée le 29 juillet dernier.
La Communauté d’agglomération de la Riviéra Française a émis un avis favorable,
ainsi que les communes de Fontan et Tende.
Les communes de Breil, Saorge et La Brigue ont, quant à elles, émis un avis
défavorable et, dans le même temps, ont décidé l’organisation d’un référendum
local le 4 septembre 2011 au sujet de la création d’une communauté de communes
de la Roya.
Je me dois ici de préciser que cette forme de démocratie locale doit, bien
évidemment, s’exercer dans le cadre des lois qui la réglementent.
Or, il s’avère, comme l’a reconnu le Tribunal administratif de Nice le 13 juillet dernier,
que l’élaboration du SDCI est une prérogative qui m’est propre, que les communes
sont invitées à émettre un avis simple, que par conséquent elles ne peuvent, dans ce
cadre, prescrire l’élaboration d’un référendum.
En conséquence, il n’est donc pas envisageable que, par substitution aux
communes, deux associations dont les instances dirigeantes sont en partie
composées d’élus des communes opposées à ce projet, organisent cette
consultation dont l’illégalité est établie. Elles n’en ont ni la compétence, ni la
possibilité.
Aussi, j’ai écrit en ce sens aux trois maires et aux deux présidents d’associations
concernés.

Le Préfet des Alpes-Maritimes

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Votation citoyenne et interco vu par le PRG 06: « Pourquoi tant de haine ? »

Publié à la fin du mois d’Août, sur le site du PRG 06

Pourquoi tant de haine ?

Deux associations souhaitent organiser une votation citoyenne destinée à sonder les habitants des cinq communes de la Vallée de la Roya sur le projet de les intégrer dans la Communauté d’agglomération de la Riviera française…

Il semble que le Préfet des Alpes-Maritimes souhaite empêcher, par tous les moyens, l’organisation de la moindre consultation sur ce sujet. Cette posture laisse pantois…

Tout d’abord, les arguments qu’il défend sont parfaitement ineptes sur le plan juridique [1]. D’ailleurs, la légalité des votations citoyennes organisées par des associations a été reconnue par la jurisprudence [2].

Surtout, on peut s’interroger sur l’utilité d’un tel acharnement. En effet, c’est au Préfet, et à lui seul, qu’il revient d’arrêter le schéma départemental de coopération intercommunale. Dès lors, il ne sera nullement lié par l’avis qui sera exprimé dans le cadre de cette votation citoyenne.

Au-delà de la question posée, on peut légitimement s’inquiéter de voir le nouveau préfet s’en prendre aussi violemment aux libertés d’association et d’expression. Il semble atteint d’une phobie de la démocratie qui ne présage rien de bon pour l’avenir.

Notes :

[1] Communiqué de presse du Préfet des Alpes-Maritimes (25/08/11)

[2] Décision du tribunal administratif de Nîmes du 30 septembre 2009, à propos de la votation citoyenne sur l’avenir de La Poste

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Les compétences de la métropole niçoise

Les compétences de la métropole sont précisées à l’article L. 5217-4 du code général des collectivités territoriales.
Ainsi, la métropole exerce de plein droit, en lieu et place des communes membres, les compétences suivantes :
1° En matière de développement et d’aménagement économique, social et culturel :
a) Création, aménagement et gestion des zones d’activité industrielle, commerciale, tertiaire, artisanale, touristique, portuaire ou aéroportuaire ;
b) Actions de développement économique ;
c) Construction, aménagement, entretien et fonctionnement d’équipements culturels, socio-culturels, socio-éducatifs et sportifs d’intérêt métropolitain ;
2° En matière d’aménagement de l’espace métropolitain :
a) Schéma de cohérence territoriale et schéma de secteur ; plan local d’urbanisme et documents d’urbanisme en tenant lieu ; création et réalisation de zones d’aménagement concerté ; constitution de réserves foncières ;
b) Organisation des transports urbains au sens du chapitre IV du titre Ier du livre II de la première partie du code des transports, sous réserve de l’article L. 3421-2 du même code ; création, aménagement et entretien de voirie ; signalisation ; parcs de stationnement, plan de déplacements urbains ;
c) Prise en considération d’un programme d’aménagement d’ensemble et détermination des secteurs d’aménagement au sens du code de l’urbanisme ;

3° En matière de politique locale de l’habitat :
a) Programme local de l’habitat ;
b) Politique du logement ; aides financières au logement social ; actions en faveur du logement social ;actions en faveur du logement des personnes défavorisées ;
c) Amélioration du parc immobilier bâti, réhabilitation et résorption de l’habitat insalubre ;

4° En matière de politique de la ville :
a) Dispositifs contractuels de développement urbain, de développement local et d’insertion
économique et sociale ;
b) Dispositifs locaux de prévention de la délinquance ;

5° En matière de gestion des services d’intérêt collectif :
a) Assainissement et eau ;
b) Création, extension et translation des cimetières et sites cinéraires, ainsi que création et extension des crématoriums ;
c) Abattoirs, abattoirs marchés et marchés d’intérêt national ;
d) Services d’incendie et de secours, dans les conditions fixées au chapitre IV du titre II du livre IV de la première partie du présent code ;

6° En matière de protection et de mise en valeur de l’environnement et de politique du cadre de vie :
a) Collecte, élimination et valorisation des déchets des ménages et déchets assimilés ;
b) Lutte contre la pollution de l’air ;
c) Lutte contre les nuisances sonores ;
d)Soutien aux actions de maîtrise de la demande d’énergie.
Lorsque l’exercice des compétences est subordonné à la reconnaissance de leur intérêt métropolitain, celui-ci est déterminé à la majorité des deux tiers du conseil de la métropole. Il est défini au plus tard deux ans après l’entrée en vigueur du décret prononçant le transfert de compétences. À défaut, la métropole exerce l’intégralité de la compétence transférée.

La métropole exerce de plein droit à l’intérieur de son périmètre, en lieu et place du département, les compétences suivantes :
a) Transports scolaires ;
b) Gestion des routes classées dans le domaine public routier départemental, ainsi que de leurs dépendances et accessoires. Ce transfert est constaté par arrêté du représentant de l’État dans le département. Cette décision emporte le transfert à la métropole des servitudes, droits et obligations correspondants, ainsi que le classement des routes transférées dans le domaine public de la métropole ;
c) Compétences relatives aux zones d’activités et à la promotion à l’étranger du territoire et de ses activités économiques.

Par convention passée avec le département saisi d’une demande en ce sens de la métropole, celle-ci peut exercer à l’intérieur de son périmètre, en lieu et place du département :
a) Tout ou partie des compétences qui, dans le domaine de l’action sociale, sont attribuées à cette collectivité territoriale en vertu des articles L. 113-2, L. 121-1, L. 121-2 et L. 221-1 du code de l’action sociale et des familles ;
b) La compétence en matière de construction, d’aménagement, d’entretien et de fonctionnement des collèges. À ce titre, elle assure l’accueil, la restauration, l’hébergement ainsi que l’entretien général et technique, à l’exception des missions d’encadrement et de surveillance des élèves, dans les collèges dont elle a la charge ;
c) Tout ou partie des compétences exercées par cette collectivité territoriale en matière de
développement économique ;
d) Tout ou partie des compétences exercées par cette collectivité territoriale en matière de tourisme en application du chapitre II du titre III du livre Ier du code du tourisme ;
e) Tout ou partie des compétences exercées par cette collectivité territoriale en matière culturelle en application des articles L. 410-2 à L. 410-4 du code du patrimoine ;
f) Tout ou partie des compétences exercées par cette collectivité territoriale en matière de construction, d’exploitation et d’entretien des équipements et infrastructures destinés à la pratique du sport.

La convention est signée dans un délai de dix-huit mois à compter de la réception de la demande.
La convention précise l’étendue et les conditions financières du transfert et, après avis des comités techniques compétents, les conditions dans lesquelles tout ou partie des services départementaux correspondants sont transférés à la métropole.
Elle constate la liste des services ou parties de service qui sont, pour l’exercice de leurs missions, mis à disposition de la métropole et fixe la date de transfert définitif. Ces services ou parties de service sont placés sous l’autorité du président du conseil de la métropole.
Toutefois, lorsque le département, dans le cadre d’une bonne organisation des services, décide de conserver une partie des services concernés par un transfert de compétences, la ou les conventions prévues peuvent prévoir que ces parties de service sont mises en tout ou partie à disposition de la métropole pour l’exercice de ses compétences.

La métropole exerce de plein droit à l’intérieur de son périmètre, en lieu et place de la région, les compétences relatives à la promotion à l’étranger du territoire et de ses activités économiques.

Par convention passée avec la région saisie d’une demande en ce sens de la métropole, celle-ci peut exercer, à l’intérieur de son périmètre, en lieu et place de la région :
a) La compétence en matière de construction, d’aménagement, d’entretien et de fonctionnement des lycées. À ce titre, elle assure l’accueil, la restauration, l’hébergement ainsi que l’entretien général et technique, à l’exception des missions d’encadrement et de surveillance des élèves, dans les lycées dont elle a la charge ;
b) Tout ou partie des compétences exercées par cette collectivité territoriale en matière de
développement économique.

La convention est signée dans un délai de dix-huit mois à compter de la réception de la demande.
La convention précise l’étendue et les conditions financières du transfert et, après avis des
comités techniques compétents, les conditions dans lesquelles tout ou partie des services régionaux correspondants sont transférés à la métropole.
Elle constate la liste des services ou parties de service qui sont, pour l’exercice de leurs missions, mis à disposition de la métropole et fixe la date de transfert définitif. Ces services ou parties de service sont placés sous l’autorité du président du conseil de la métropole.
Toutefois, lorsque la région, dans le cadre d’une bonne organisation des services, décide de conserver une partie des services concernés par un transfert de compétences, la ou les conventions prévues peuvent prévoir que ces parties de service sont mises en tout ou partie à disposition de la métropole pour l’exercice de ses compétences.
La métropole est associée de plein droit à l’élaboration, la révision et la modification des schémas et documents de planification en matière d’aménagement, de transports et d’environnement dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État et qui relèvent de la compétence de l’État, d’une collectivité territoriale ou de leurs établissements publics, lorsque ces schémas et documents ont une incidence ou un impact sur le territoire de la métropole.
L’État peut transférer aux métropoles qui en font la demande la propriété, l’aménagement, l’entretien et la gestion de grands équipements et infrastructures. Ces transferts sont effectués à titre gratuit et ne donnent lieu au paiement d’aucune indemnité, ni d’aucun droit, taxe, salaire ou honoraires. Le transfert est autorisé par décret. Une convention conclue entre l’État et la métropole bénéficiaire précise les modalités du transfert.

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Jean-Claude GAUDIN demande à la Communauté Urbaine MPM de se transformer en Métropole

La loi de réforme des Collectivités Territoriales, récemment votée par le Parlement, ouvre la possibilité à la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole de se transformer en Métropole.

Tout comme il l’était en 2000, lorsqu’il créa la Communauté Urbaine, Jean-Claude GAUDIN reste convaincu qu’il ne peut y avoir de développement économique sans coopération intercommunale renforcée. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, il ne souhaite pas passer à côté de cette nouvelle possibilité offerte par la loi.

« Quand on ne veut pas d’un débat ou d’une décision, on dit qu’il vient trop tôt ou bien trop tard. » C’est en ces termes que Jean-Claude GAUDIN s’est exprimé pour dénoncer la posture choisie par le Groupe Socialiste du Conseil Municipal de Marseille. A l’exception de quelques uns de ses membres et notamment Eugène CASELLI, il préfère se soumettre aux exigences d’autres collectivités extérieures à la Communauté Urbaine qui craignent de remettre en cause des situations établies.

Pourtant, seuls les élus des 18 communes membres de la Communauté Urbaine sont concernés par ce débat. C’est à eux seuls de décider de l’avenir de leur intercommunalité.

Tirant les leçons du passé, où souvent à Marseille on a décidé trop tard, le Conseil Municipal à choisi de suivre le chemin proposé par Jean-Claude GAUDIN en demandant officiellement au Président de la Communauté Urbaine de bien vouloir inscrire à l’ordre du jour d’un de ses prochains conseils, sa transformation en Métropole.

Ce nouveau statut ne fait pas obstacle à l’émergence d’un Pôle Métropolitain, syndicat mixte regroupant plusieurs intercommunalités. Ce n’est pas l’un ou l’autre. Bien au contraire, en inscrivant Marseille dans une Métropole adhérant à un pôle métropolitain, c’est toute l’aire urbaine Marseillaise qui s’en trouvera renforcée. Elle pourra ainsi rivaliser et travailler avec les autres Métropoles de l’Arc Méditerranéen qui pourraient voir le jour dans les prochains mois comme Nice dont le processus est déjà lancé.

source:

http://www.jeanclaudegaudin.net/v4_jcg/index.php?option=com_content&view=article&id=1725:jean-claude-gaudin-demande-a-la-communaute-urbaine-mpm-de-se-transformer-en-metropole&catid=8:actualite-marseille&Itemid=47

 

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Intercommunalité de l’ouest du département 06 : réunion débat mercredi 22 juin

Chers Amis Démocrates,

La perspective de création d’intercommunalités dans notre département est plus que d’actualité.

Nous vous convions à une soirée débat afin de comprendre les enjeux politiques, économiques et humains des décisions qui vont être prises.

Toutes les communes de l’Ouest du Département devront avoir délibéré avant fin juillet 2011 ; le MoDem doit apporter aux débats une vision pertinente et humaniste.

Nous discuterons aussi des divers votes internes qui se dérouleront avant la fin du mois.

Rendez-vous le Mercredi 22 juin à 19h, permanence de Laurent TOULET, 51 Boulevard Paul Doumer au Cannet.

Cordialement
Pascale Vaillant
Adjointe au Maire de Cannes

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Nice et région niçoise: Quelle Métropole ?

Le concept de métropoles, comme celui de communautés de communes ou de
communautés urbaines est copié, comme beaucoup de choses sur l’exemple
allemand. L’Allemagne compte 11 ou 12000 « communes » contre 36000 en
France. La rationalisation des budgets y semblerait plus effective.
Sauf que c’est une erreur.
Bien que plus peuplée, l’Allemagne est un quart moins étendue que la
France et beaucoup moins accidentée. Comparée à la France, l’Allemagne est
une plaine. D’autre part, la distance moyenne entre agglomérations y est
de 3000 mètres. Simple : c’est la « distance d’optimisation » des chers de
l’OTAN, où l’on sait de quoi il retourne.
Ces faibles distances, l’absence ou presque de reliefs accidentés comme
les Alpes ou les Pyrénées, jointes à la multiplicité des villages,
facilite énormément les actions intercommunales.
En matière d’organisation de l’espace, la France et l’Allemagne ne sont
pas comparables.
Mais, soit, admettons l’idée de métropole. Mais dites-moi, une Métropole
pour quoi faire ?
Bonne question.
Si c’est pour « améliorer les finances publiques », laissez-moi rigoler.
Les petits jeux de passe-passe entre un Etat surendetté et dispendieux à
l’excès et les communes, depuis la Loi de Décentralisation un coup je te
transfère des compétences, un coup je « retiens » les crédits y alloués,
font que les communes sont pour la plupart endettées jusqu’au cou.
Rassembler des débiteurs n’en fait pas des créditeurs. Ou, si vous
préférez, unir les dettes ne procure pas des gains.
Quant aux mirifiques subventions miroitant à l’horizon…. L’illustrissime
Jacques Peyrat avançait du temps de son règne des dotations de 140 Euros
par habitant pour la CUNCA, qui se matérialisèrent en… 80 Euros. Il avait
vu large, le sous-lieut’.
Exit la manne, en tout cas pas celle espérée. Alors ?
« Rationaliser la gestion » ? C’est-à-dire réunir les divers services
municipaux ? Vous rêvez ou quoi ? Déjà la « fusion » ANPE-ASSEDIC a
flanqué un foutoir noir. Alors réunir des services municipaux qui, pour
beaucoup, ont développé des systèmes propres, adaptés aux problèmes
locaux…. Réduire le nombre de fonctionnaires territoriaux ? La loi ne le
permet pas, sauf en cas de non-remplacement des départs en retraite. Allez
dans les Mairies, et comptez les cacochymes…. Vue de l’esprit.
D’autant que les problèmes sont locaux, donc spécifiques, et ne peuvent
être traités à distance. Rien ne remplace les gens sur le terrain ; et
même dans ce cas, une administration centralisée sera-t-elle à même de
traiter ces problèmes en temps ? Rien n’est moins sûr.
Enfin, la manie jacobine centralisatrice des Français (le modèle
Républicain si fort prisé) crée inévitablement un mouvement centripète :
tout vers le centre de décision. Pas LES centres, LE centre. D’où oukazes
et diktats. Je nous souhaite bien du plaisir.
Critiquer n’est pas construire. Et la politique, c’est la passion de
construire. De construire une SOCIETE, et donc les infrastructures qui la
sous-tendent. Quel est le problème N°1 de ce département ? Oui, tant qu’à
parler de Métropole, autant envisager son environnement immédiat ; Nice
n’est pas une île au large de la Côte d’Azur n’est-ce pas ? Car ne nous y
trompons pas, cette Métropole sera le Grand Nice dont rêvait Jacques
Médecin.
Donc le problème N°1, celui qui entrave un développement tolérable, c’est
celui du déplacement.
Attention ! Je n’ai pas dit « transport ». On « transporte » des
marchandises ou du bétail. Jusqu’à plus ample informé, les citoyens ne
sont ni des marchandises ni du bétail.
Se déplacer, c’est essentiellement aller à son travail et en revenir. Le
déplacement des personnes vers le lieu de travail et le retour vers leur
domicile handicape gravement le transport (des marchandises, eh ! patate
!). Le transport est économique, le déplacement est sociétal. Or la
mission d’une commune est avant tout sociétale : faciliter la vie des
gens.
Les azuréens dépensent chaque année des millions d’Euros en déplacement
automobile maison-travail, s’usent les nerfs (et usent leurs véhicules) en
embouteillages et en recherche d’emplacements pour se garer.
Essence+entretien+péages+P.V. de toutes natures (vitesse, feus rouges,
parcmètres, etc…) : QUI a calculé les économies privées que cela
représente ?
Sans compter le frein au Tourisme, grand atout économique : les
embouteillages n’encouragent pas un retour. Quant aux « transports en
commun »…. Ils ne transportent pas de joie, c’est le moins qu’on puisse
dire. Retards ou annulations de trains, trajets interminables en bus… un
aéroport international TRES MAL relié. Bref, copie à revoir.
Bref, l’objectif est : l’AISANCE D’USAGE, barbarisme, mais je n’ai pas
trouvé mieux. Le fait, simple, d’aller au travail, et d’en revenir sans
trop se casser la tête. Le fait, simple, d’aller prendre le bateau ou
l’avion, sans prévoir des marges se comptant en heures. Le fait, simple,
pour un touriste de se balader sur la Côte d’Azur sans se croire à Harlem.
Depuis un siècle et plus, les grandes Métropoles : Paris, Londres, New
York, Moscou, etc… se sont dotées d’un moyen de déplacement simple et
fiable : le Métro. Avec le métro, peu de soucis : les rames se succèdent
régulièrement à cadence rapide ; seuls les excités s’énervent ; les autres
peuvent penser à autre chose. C’est important, le calme intérieur.
Bon, Paris, Londres, Moscou, et même New York sont des sites à peu près
plats, avec des sous-sols éprouvés ; le métro y est facile à réaliser.
Nice et la Côte d’Azur, c’est le tram.
Le tram est à l’heure actuelle le seul moyen technique permettant des
déplacements aisés : régularité et fréquence. Quelles que soient les
objections (fondées) c’est la seule solution rationnelle aux problèmes de
déplacement des citoyens de ce département.
Pour cela, il faut un « maillage » étudié en concertation qui permette de
desservir un maximum de surfaces avec un minimum de moyens. Pas simple ?
Mais dites-moi POUR QUOI ON VOUS PAIE ? Coupler tram et bus, tram et SNCF,
tram et Train des Pignes, tram et Train des Merveilles, voilà l’objectif.
Le tram permet de « libérer » les voies de chemin de fer des trafics
locaux, de désengorger les lignes de bus, de réduire dans des proportions
considérables la circulation automobile des azuréens. Et donc d’accentuer
les « transports » de marchandises et même de promouvoir le ferroutage.
Gains sur toute la ligne, y compris dans les portefeuilles des citoyens :
les « impôts augmentés » seront largement compensés par la réduction des
frais liés à l’automobile.
Et, en parlant de « ligne », la second principale entrave au développement
économique des A.M. est son « enclavement », sa sujétion aux réseaux
ferroviaire et autoroutier Est-Ouest : Nice est en définitive « vassale »
de Marseille et de Gênes. Une stratégie pensée serait de relier
directement Nice à sa « grande sœur » historique : Turin, qui est NOTRE
porte vers l’Europe Centrale et au-delà du Nord et de l’Est. Pourquoi ne
pas envisager une ligne de chemin de fer partant de l’aéroport, empruntant
le lit du Var, passant SOUS le Mercantour et aboutissant à Turin ?
Le « poumon économique » de la Côte d’Azur n’est pas la Vallée du Rhône,
mais bien la Vallée du Pô.

Jean Huck

A retrouver sur son blog

http://democratemanontroppo.centerblog.net/

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